Présentation

QU’EST-CE QUE LA PQYCHOMOTRICITE ?

La psychomotricité est un métier appartenant au corps paramédical.
Le psychomotricien s’attache à observer, étudier et rétablir les liens entres les fonctions psychiques (apprentissages, raisonnement, imagination, mémoire…) et motrices (coordinations, mouvements, tonus, posture…) tout en considérant l’aspect émotionnel de l’individu. Le psychomotricien a donc un regard global sur l’être humain quel que soit son âge. En effet, il est habilité à travailler avec toutes les tranches d’âge, du nourrisson à la personne âgée. Il n’est jamais trop tôt ou trop tard pour consulter un psychomotricien.
« La psychomotricité est une technique qui utilise le corps, l’espace et le temps et dont l’objectif est de permettre à la personne d’expérimenter son corps et son environnement immédiat afin d’y agir de façon adaptée. » (Delièvre& Staes ,2006)

Le psychomotricien s’attache à observer et rééduquer les fonctions suivantes :

  • la motricité globale
  • la motricité fine
  • les praxies
  • la latéralité
  • le repérage spatio-temporel
  • le schéma corporel
  • l’adresse gestuelle
  • l’attention et la concentration
  • le graphisme
  • le tonus
  • le comportement
  • les interactions sociales
  • les émotions…

Toutes ces facultés sont évaluées à travers un bilan psychomoteur qui se déroule en 2 ou 3 séances et aboutit à un compte-rendu écrit, complet et détaillé. Ce bilan permet de faire le point sur les capacités et les difficultés du sujet à un moment donné. Associé à d’autres bilans paramédicaux, il participe au diagnostic médical.

A QUI S’ADRESSE LA PSYCHOMOTRICITE ?

La rééducation psychomotrice s’adresse à toutes les populations, du nouveau-né à la personne âgée, à tout individu présentant des difficultés telles que :

  • un retard de développement moteur chez le bébé et le jeune enfant: acquisitions motrices tardives.
  • des difficultés dans l’organisation de la motricité globale : maladresses, troubles des coordinations…
  • des difficultés dans l’organisation de la motricité fine : manque d’aisance dans le découpage, le graphisme, les activités manuelles en général…
  • des troubles du tonus : crispations et raideurs musculaires, hypotonie ou hypertonie…
  • des particularités sensorielles : hypersensibilités ou hyposensibilités…
  • des difficultés posturales : mauvaise posture dans la marche ou en station assise, douleurs chroniques…
  • des difficultés émotionnelles : labilité émotionnelle, timidité, manque de confiance en soi, manque d’estime de soi…
  • des difficultés relationnelles : comportement agressif, difficulté à intégrer les codes sociaux, à trouver sa place en société…
  • des difficultés d’organisation dans l’espace et le temps : intégration droite/gauche, manque d’organisation dans le travail, orientation dans l’espace, difficultés en géométrie…
  • des difficultés dans les apprentissages scolaires : troubles attentionnel et mnésique, difficultés de concentration, d’automatisation de la lecture et de l’écriture…
  • des troubles du comportement et/ou de la personnalité: agitation, hyperactivité ou à l’inverse inhibition, repli sur soi, trouble de l’humeur, difficultés d’endormissement…
  • des difficultés motrices, sensorielles ou cognitives liées à un handicap physique, mental, neurologique ou génétique (Trouble Envahissant du Développement, trouble DYS, autisme, trisomie…)
  • chez l’enfant présentant un haut potentiel : difficultés attentionnelle, relationnelle, retard scolaire, trouble sensoriel…
  • chez l’adulte : stress, angoisse, dépression, troubles somatiques, praxiques, troubles du sommeil, de l’humeur, difficultés à prendre des décisions, douleurs chroniques…
  • chez la personne âgée : difficultés liées à une perte d’autonomie, troubles de l’équilibre, le syndrome post-chute, troubles de la mémoire, démences de type Alzheimer ou autres, le syndrome parkinsonien, autres troubles neurologiques…